Le livre qui a changé ma vie

Parler pour que les enfants écoutent, écouter pour que les enfants parlent

Cet article participe à l’évènement « Les 3 livres qui ont changé votre vie »

du blog Des Livres pour changer de vie. Je trouve ce blog très inspirant et mon article préféré est Cessez d’être gentil soyez vrai !

Résumé de « Parler pour que les enfants écoutent, écouter pour que les enfants parlent »

Ce livre dévoile les principes et les habilités ludiques et efficaces qui permettent de radicalement améliorer la relation et la communication entre les parents et les enfants. Ces habilités sont simples, il ne s’agit pas de théories lourdes et complexes. Leur application donne des résultats immédiats comme j’ai pu le tester moi-même. Et les résultats désirés sont au rendez-vous dés le premier essai, même si c’est un peu maladroit au début.

Par Adele Faber et Elaine Mazlish, 2016, 408 pages

Les principes présentés dans le livre sont:

  • Accueillir et respecter les sentiments des enfants
  • Susciter la coopération
  • Remplacer la punition par des approches qui conduisent réellement au changement des comportements indésirables
  • La résolution de problème efficace
  • Encourager l’autonomie de vos enfants
  • Utilisez les compliments qui ont un vrai impact
  • Libérer vos enfants du rôle qui les empêchent de s’épanouir

 

Comment accueillir et respecter les sentiments ?

Avant de répondre à cette question j’ai une précision et quelques exemples à vous donner comment les parents réagissent aux sentiments de leurs enfants.

Premièrement, je veux préciser qu’accueillir et respecter le sentiment de vos enfants ne veut pas dire « être d’accord ». Cette précision va devenir plus claire en lisant la suite de ce chapitre.

D’habitude, quand nos enfants nous expriment les sentiments désagréables ou les faits que nous, les parents, n’avons pas envie d’entendre, nous avons tendance à nier les sentiments ou les faits. Par exemple : quand l’enfant dit « Papa, je suis exténué ! » on a tendance à dire quelque chose comme « Tu ne peux pas être exténué, tu viens tout juste de te réveiller ». Ou encore, quand l’enfant dit « Papa, j’ai trop chaud dans cette veste », on peut réagir avec la phrase « Impossible, il fait très froid dehors. Tu dois garder ta veste ». Quand l’enfant dit « Ce livre est nul », on peut répondre « Je suis sûre que tu vas l’apprécier, tous tes copains adorent ce livre ».

Comme vous pouvez peut-être l’imaginer, cette négation résulte en frustration chez l’enfant, le sentiment de ne pas être compris, voir pire le sentiment que l’avis de l’enfant ne compte pas.

En plus de la négation des sentiments, il existe d’autres réactions, dites non facilitantes, qui peuvent conduire au même résultat :

  • Une réponse philosophique
    par exemple « c’est la vie »
  • Un conseil
    par exemple « à ta place je… »
  • Des questions
  • De la pitié
  • etc.

La meilleure façon de réagir est de se mettre en empathie avec l’enfant, autrement dit accueillir et respecter ses sentiments.

 

Voici les 4 étapes à suivre :

  1. Une Écoute active – écouter vos enfants avec toute votre attention de préférence en silence
  2. Accueillir leurs sentiments avec un mot ou une phrase courte
    par exemple : « Hmm! Je vois. Oh! Je comprends. »
  3. Nommé ou deviner le sentiment que l’enfant éprouve
    par exemple : « Tu dois être en colère »
  4. Utiliser l’imaginaire pour leur offrir ce qu’ils désirent
    par exemple : « j’aurais aimé pouvoir t’offrir la place dans ce spectacle. »

Pour conclure ce chapitre, nous pouvons accueillir tous les sentiments. Cependant, certains comportements doivent être limités. Par exemple : « Je vois que tu es en colère contre ta sœur. Je t’invite à le lui expliquer avec des mots, pas avec tes mains. »

 

Susciter la coopération

Très souvent, quand on veut que nos enfants fassent quelque chose ou quand on veut qu’ils ne fassent pas quelque chose, on s’y prend avec des approches qui ne donnent pas les résultats souhaités. Voici quelques unes de ses approches :

  • Blamer et accuser
    « Tu as de nouveau foutu le bazar dans ta chambre »
  • Lancer des injures
    « Tu es tellement bordélique »
  • Menacer
    « Si ta chambre n’est pas rangée, tu ne peux pas sortir avec tes copines »
  • Donner des ordres
    « Range tout de suite les affaires dans ta chambre ! »
  • Sermonner et faire la morale
    « C’est comme ça que tu traites tes habits ? Tu réalises que tu es en train de les abîmer ? »
  • Donner des avertissements
    « Fais attention ! Tu vas blesser ton chat. »
  • Jouer les martyrs
    « Si vous continuez à crier, je vais devenir sourde »
  • Faire des comparaisons
    « Regarde la chambre de ton frère elle est toujours rangée. »
  • Faire des remarques sarcastiques
    « C’est ça ce que tu appelles une chambre rangée ?!? »
  • Faire des prédictions
    « Personne ne va pas vouloir jouer avec toi dans cette chambre »

La plupart du temps ces approches font que l’enfant se sent rabaissé, perd confiance en soi ou encore donnent un sentiment d’indifférence. Parfois, l’enfant peut même avoir peur.

 

Voici les approches facilitantes pour susciter la coopération d’un enfant

  1. Décrivez ce que vous voyez ou décrivez le problème
    par exemple : « Le sol de ta chambre est rempli par tes vêtements. »
  2. Donner des renseignements
    par exemples : « Tu es en train de salir tes habits »
  3. Dites-le avec un mot
    par exemple : « Ta chambre ! »
  4. Décrivez ce que vous ressentez
    par exemple : « Je n’apprécie pas ta chambre dans cet état parce que ceci m’empêche d’accéder au placard. »
  5. Écrivez une note
    Par exemple une note que vous placer sur la porte de votre enfant : « S’il te plaît, range tes affaires pour que l’on puisse y bouger. Merci ! Ta chambre»

 

Remplacer la punition

Vous pouvez vous poser la question pourquoi devrais-je remplacer la punition ? Vous avez peut-être l’impression que vous ne pouvez pas gérer les enfants sans la punition ? Docteur Haim Ginott, cité dans cet ouvrage, affirme que la punition ne donne pas des bons résultats et c’est une simple distraction qui conduit au désir de vengeance. En même temps que l’on punit un enfant on l’empêche de vivre un processus intérieur très important: faire face à sa mauvaise conduite. Autrement dit, l’enfant devrait faire face aux conséquences de son mauvais comportement et la punition n’a pas sa raison d’être dans une relation bienveillante.

 

Voici l’proche en six étapes pour remplacer la punition :

  1. Exprimer vos sentiments avec vigueur sans attaquer la personnalité de l’enfant
    par exemple : « Je suis en colère de voir ton vélo rouillé à l’extérieur »
  2. Exprimer vos attentes
    par exemple : « Je m’attends à ce que tu ranges ton vélo dans le garage quand tu as fini de jouer avec »
  3. Montrer à l’enfant comment améliorer la situation
    par exemple : « Ce vélo a maintenant besoin d’être bien huilé »
  4. Offrir un choix à l’enfant
    par exemple : « Tu peux continuer à jouer avec ton vélo et le ranger quand tu as fini dans le garage ou tu peux perdre la possibilité de jouer avec. C’est ton choix. »
  5. Passer à l’action
    par exemple : « Pourquoi je ne peux pas jouer avec mon vélo ? À ton avis ? »

La dernière étape, quand c’est nécessaire, est très importante pour que l’enfant réalise qu’il y a des conséquences à son comportement. Le but n’est pas d’être sévère ou de basculer vers la punition à ce moment-là. Le but est de faire vivre les conséquences telles qu’elles étaient annoncées précédemment.

Si vous faites face à un problème plus conséquent, vous pouvez utiliser la résolution de problème

 

Voici les cinq étapes pour résoudre un problème avec votre enfant :

  1. Laisser votre enfant exprimer ses sentiments et ses besoins. Écoutez le avec attention, de préférence sans rien dire ou juste accueillir ses sentiments et ses besoins avec un simple mot ou des phrases courtes : « Hmm! Je vois. »
  2. Exprimer vos propres sentiments et vos propres besoins sans attaquer l’enfant. Pour ceci commencer les phrases avec « je », par exemple : « Je ressens… ou j’ai besoin de… »
  3. Faites ensemble un brainstorming pour trouver des solutions. Laissez l’enfant proposer ses idées en premier.
  4. Écrivez toutes les idées sans les évaluer. Il est important de noter toutes les idées et de ne pas les juger à ce stade. On peut s’inspirer par les idées proposées par autrui.
  5. Évaluer et traiter les suggestions – choisissez celles que vous appréciez, celles que vous n’aimez pas et celles que vous voulez essayer. Décidez ensemble comment vous allez les mettre en place.

 

Comment encourager l’autonomie de vos enfants

La plupart des ouvrages portant sur l’éducation des enfants indiquent que l’un des objectifs principaux pour les parents est de préparer nos enfants à devenir autonome, en leur apprenant  à se débrouiller seuls dans la vie. L’idée est de ne pas considérer nos enfants comme des mini copies de nous-mêmes mais de les considérer comme des êtres uniques, avec leurs idées, leurs opinions, leurs goûts, leurs sentiments, leurs besoins, leurs rêves et leurs désirs.

 

Les six habilité pour encourager l’autonomie

  1. Offrez des choix
    Ceci doit être adapté à chaque enfant et en cas de doute vous pouvez toujours commencer par des choix qui peuvent paraître simple comme par exemple : « Tu veux porter une jupe ou un pantalon aujourd’hui ? Tu veux fêter ton anniversaire à la maison dans un parc d’attractions ? » Ensuite, vous pouvez évoluer vers les choix plus complexes.
  2. Montrez à l’enfant que vous respecter ses efforts
    par exemple : « Ça peut être difficile de construire cette maquette. J’apprécie ta persévérance. »
  3. Ne posez pas trop de questions
    à la place des questions : « Salut ! Ravi de te voir. »
  4. Ne vous pressez pas de donner des réponses
    au lieu vous pouvez dire : « C’est une interrogation intéressante – qu’est-ce que tu en penses ? »
  5. Encourager vos enfants à utiliser des ressources à l’extérieur du foyer
    « Notre voisin est apiculteur et il aura probablement un conseil pour toi. »
  6. Ne supprimez pas l’espoir
    « Alors tu voudrais avoir le rôle principal dans cette pièce dans ce spectacle ? Ça doit être une expérience fort intéressante ! »

 

Les compliments – les encouragements et les découragements

Selon les paroles que les parents utilisent, un enfant peut se sentir soit découragé soit encouragé pour affronter les défis de la vie.

Comparer les exemples suivants :

Le premier papa dit à son enfant le matin : « Réveille-toi, sinon tu seras encore en retard pour ton cours de tennis. » L’enfant se lève et commence à s’habiller. Le papa continue : « Tu as de nouveau mis un polo sale. Qu’est-ce que les gens vont penser de toi ? » L’enfant vient à table pour le petit déjeuner. En faisant sa tartine il met le beurre de cacahouète sur la table. Le papa surenchéri : « Tu es tellement maladroit ! » En partant pour le cours de tennis l’enfant oublie sa raquette. Son papa conclu en disant : « Un jour tu vas oublier ta tête… »

Un autre papa dans une situation similaire avec des réactions complètement différentes. Le matin il réveille son fils en disant : « Il est l’heure de te lever et de te préparer pour ton cours de tennis. Tu veux te lever tout de suite ou tu veux rester encore cinq minutes au lit ? » Au bout de cinq minutes l’enfant commence à s’habiller. Le papa lui dit : « Ton polo est sale. Tu veux le changer maintenant ou après le petit déjeuner ? » Pendant le petit déjeuner l’enfant met le beurre de cacahouète sur la table et le papa lui dit : « L’éponge est sur l’évier. » En partant pour le cours de tennis sans sa raquette le papa lui dit tout simplement : « La raquette ! »

Comment pensez-vous ses enfants vont réagir aux défis de leur journée ?

De même façon, les parents ont intérêt à faire des compliments authentiques et sincères. Si vous faites un compliment comme « Tu cuisines tellement bien ! » à la suite de l’expérimentation de votre enfant dans la cuisine, il risque de le ressentir. Ceci est encore plus vrai pour les compliments démesurés comme par exemple : « Si c’est beau ? Ce n’est pas seulement beau, c’est carrément magnifique ! »

 

Pour faire les compliments qui ont un vrai impact, suivez ces trois approches :

  1. Décrivez ce que vous voyez
    par exemple : « Tu as découpé les pommes, écrasé les bananes et mélangé tout ça avec le jus d’orange. Ça a l’air appétissant. »
  2. Décrivez ce que vous ressentez
    par exemple : « Ça me fait plaisir de voir ta chambre rangée. »
  3. Résumer en un mot le comportement digne de louange
    par exemple : « Tu as mis ton maillot, ta serviette et les lunettes de natation dans le sac. J’appelle ça être bien organisé. »

 

Libérer vos enfants du rôle qui l’empêche de s’épanouir

Très souvent les parents enferment leurs enfants dans des rôles qui peuvent les impacter pendant toute une vie. Ses rôles peuvent être négatifs, comme par exemple « C’est un pleurnicheur », mais on peut causer les mêmes dégâts avec des rôles positifs : comme par exemple « C’est le champion du tennis. » Il est déjà formidable de se rendre compte des rôles que l’on donne à nos enfants. C’est ce prérequis qui va vous permettre de libérer vos enfants des rôles qui les empêchent de s’épanouir. Voici comment vous pouvez le faire :

  1. Chercher les opportunités de montrer à votre enfant une nouvelle image de lui-même
    par exemple : « Tu as cette raquette depuis trois ans et elle est comme neuve. »
  2. Maître, mettez votre enfant dans des situations qui lui permettent de se voir différemment
    par exemple : « Veux-tu essayer à préparer le gâteau au chocolat ? »
  3. Assurez-vous qu’il vous entend dire des choses positives à son sujet
    par exemple : « Elle a sauté dans l’eau d’une structure gonflable à 5 m même si elle avait très peur au début. »
  4. Montrez vous-même l’exemple du comportement que vous souhaitez lui inculquer
    par exemple : « Je suis très frustré d’avoir perdu cette partie d’échecs mais je vais être un bon joueur. Félicitations ! »
  5. Soyez le coffre au trésor de ses réussites
    par exemple : « Je me souviens quand tu as… »
  6. Quand le comportement de votre enfant reflète l’ancienne image qu’il avait de lui-même, exprimer vos sentiments et vos attentes
    par exemple : « Je n’apprécie pas ce comportement. Même si tu es très frustré parce qu’il a gagné, je m’attends à ce que tu sois fair-play et que tu le félicites. »

 

Conclusion

Les principes et les habilités présentés dans ce livre peuvent causer une remise en question chez certains parents. En tout cas c’était le cas pour moi. Néanmoins, dès que j’ai commencé à utiliser la première habilité, c’est-à-dire accueillir les sentiments, j’ai observé un changement radical dans la relation avec mes enfants. Et avec chaque nouvelle habilité que j’ai mise en pratique, la relation et la communication avec mes enfants s’amélioraient encore plus.

Quelques temps après que j’ai lu le livre, j’ai décidé de participer à un atelier avec d’autres parents et j’ai réalisé que les ateliers en groupe représentent la meilleure façon de s’approprier et de commencer à utiliser ses habilités.

 

Je vous invite à découvrir et à vous inscrire aux ateliers en ligne que j’organise et que j’anime : CoachParental.eu

Frères et sœurs sans rivalité

Quand j’ai commencé à appliquer les habilités et les outils détaillés dans « Parler pour que les enfants écoutent, écouter pour que les enfants parlent », je me suis dit formidable, je sais comment gérer les relations avec mes enfants et comment communiquer avec eux. Mais au bout d’un certain temps, je me suis rendu compte qu’une certaine rivalité commençait à s’installer entre mon fils et ma fille. Rien de bien grave, mais suffisamment pour commencer à me titiller. Je me suis demandé: « mais qu’est-ce que je peux faire? » Et c’est à ce moment-là que j’ai réalisé que mes auteurs préférés, Adèle Faber et Elaine Mazlish, on écrit l’ouvrage « Frères et sœurs sans rivalité ». Comme le premier livre, il m’a aidé à instaurer une relation harmonieuse entre ma fille et mon fils, il m’a appris comment permettre à mes enfants de trouver des solutions à leurs querelles par eux-mêmes et, quelque chose d’inattendu, il m’a permis un développement personnel vis-à-vis de ma propre fratrie.

 

Frères et sœurs, de l’enfance à l’âge adulte

Je pense que toutes les personnes qui ont au moins une sœur ou un frère seront d’accord que ceci influence leur vie considérablement. Je connais même une personne qui voulait absolument avoir un frère ou une sœur mais après quelques expériences avec des fratries de ses amies a vite changé d’avis. Je ne suis pas entrain de dire que ces expériences doivent être désagréables. Un frère ou une sœur c’est aussi quelqu’un avec qui on peut jouer, quelqu’un avec qui on peut partager nos chagrins ou nos victoires, quelqu’un qui peut nous conseiller. Mais ça peut être aussi quelqu’un avec qui l’on se dispute, qui peut prendre davantage de place, voire même d’importance dans la fratrie, quelqu’un avec qui on doit partager notre espace, l’amour et l’attention de nos parents. Bref, avoir un frère ou une sœur c’est à la fois une source de joie et très souvent une source de contrariété.

 

Accueillir ce qu’ils ont sur le cœur

Quand un de nos enfants exprime un sentiment négatif, les parents ont tendance à soit le nier, soit le mettre de côté. Par exemple, si un de nos enfants nous dit « Je déteste mon frère! », je pense que la plupart des parents aurait une inclinaison naturelle de dire quelque chose comme « Mais non, tu ne peux pas le détester. C’est ton frère. »

Les auteurs conseillent de toujours reconnaître les sentiments.

 

Par exemple si l’aîné dit « tu es toujours avec le bébé », au lieu de répondre « Mais non. Je viens tout juste de te lire une histoire. », vous pouvez dire « Tu n’aimes pas que je passe autant de temps avec elle. »

Quand l’enfant dit « Maman, Robert dit que je suis un crétin », au lieu de répondre « Contente-toi de l’ignorer » , vous pouvez dire « C’est contrariant d’entendre un commentaire comme ça. »

Quand un adolescent nous dit « Il fait exprès ! Il n’arrête pas de roter quand je suis là. », au lieu de nier le sentiment en disant « Tu parles ! », trouver des mots pour exprimer le sentiment, comme par exemple : « Tu as l’impression qu’il le fait juste pour t’agacer. »

 

Alternativement, vous pouvez aussi accorder aux enfants de façon imaginaire ce qu’ils ne peuvent obtenir dans la réalité.

Si l’enfant vous dit « Renvoie le bébé ! », au lieu de dire « Tu n’es pense pas ce que tu dis. Tu sais que tu l’aimes. », vous pouvez dire « Tu ne veux pas d’elle ici. Des fois, tu voudrais qu’elle s’en aille. »

Quand l’enfant dit « Je l’ai entendu se moquer de moi avec ses amis. », au lieu de dire « Les garçons sont comme ça. », vous pouvez dire « Ça t’a fait de la peine. Tu aimerais qu’il soit plus loyal envers sa sœur. »

Quand l’adolescent nous dit « Il choisit toujours le moment où j’essaye de faire mes devoirs pour jouer de la batterie. », au lieu de dire « Ne t’énerve pas. Tu n’as qu’à fermer ta porte. », exprimez ce que peut désirer l’ado : « C’est plutôt agaçant. Tu aimerais qu’il vérifie avec toi avant de se mettre à jouer. »

 

Vous pouvez aussi aider vos enfants à canaliser leurs sentiments hostiles, vers une expression symbolique ou créative.

Quand on voit un grand frère se battre pour un jouet avec son cadet, au lieu de dire « Qu’est-ce que tu fais ? Tu veux lui casser un bras ? Vilain garçon ! », encouragez une expression créative « Ne fais pas mal à ton frère ! Tu peux te servir de ta poupée pour montrer comment tu te sens. »

Quand la sœur dit « Elle est méchante. Elle ne me laisse jamais aller avec elle. », au lieu de dire « Arrête de te plaindre. Tu sais qu’elle ne veut pas avoir de petite sœur dans les jambes », vous pouvez dire « Ce n’est pas drôle de se sentir exclu. Tu veux dessiner comment tu te sens ? »

Quand l’adolescent nous dit « Regarde ce qu’il a fait à mon chemisier ! J’aimerais prendre un des siens et le réduire en pièce ! », au lieu de dire « Tu es folle ! », vous pouvez dire « Je crois que ta sœur a besoin de savoir à quel point tu es en colère. Par écrit ! »

 

Quand les comportements dans la fratrie deviennent violents et brutaux, arrêtez les tout de suite idéalement en séparant les parties prenantes dans des espaces individuels où ils peuvent se calmer. Une fois qu’ils sont prêts à vous écouter vous leurs montrez une meilleure façon d’exprimer leur colère.

Au lieu de dire « Voilà une vilaine chose à faire au bébé ! Il a juste touché à tes blocs », vous pouvez dire « Pas de coups ! Dis à ta sœur que tu es furieux avec des mots, pas avec tes poings. »

Si l’enfant accuse son frère « Tu as volé de la monnaie, sale voleur ! », au lieu de dire « Voilà une chose terrible à dire à ton propre frère. », vous pouvez dire « Tu as l’air furieux ! Mais je m’attends à ce que tu confronte ton frère sans le lancer d’injure. »

Quand l’adolescente se plaint « Cette espèce de cochon à mangé tous les biscuits ! », au lieu de dire « Tu lui avais fait la même chose la dernière fois. », vous lui montrez une meilleure façon d’exprimer la colère : « Au lieu de lancer des injures, dis lui comment tu te sens, ou ce que tu souhaites. »

 

La comparaison, une pratique dangereuse

Dans les sociétés occidentales, nous avons tendance à comparer nos enfants, soit de façon favorable, soit de façon défavorable. Ce que cela stimule chez nos enfants c’est de devenir vaniteux ou amère.

Voici ce que vous pouvez faire pour éviter les comparaisons favorables.

Au lieu de dire « Tu es un grand garçon. Tu ne laisse pas traîner tes affaires comme le bébé. », ce qui peut stimuler une pensée de supériorité comme « Je suis meilleur que le bébé » chez l’enfant à qui on s’adresse, vous pouvez décrire ce que vous voyez où ce que vous éprouvez : « Je vois que tu as rangé tes cubes, ton camion et même les pièces de ton Lego. », ce qui stimule l’estime de soi « Je suis fort en rangement. »

Au lieu de dire « Si seulement ton frère avait tes méthodes d’étude ! Il est incapable de se concentrer plus d’une minute. », ce qui peut induire une pensée de culpabilité « Papa n’a pas beaucoup d’estime pour mon frère. Je suis désolé pour lui. », vous pouvez dire « Tu as révisé cette liste de vocabulaire pendant une demi-heure », ce qui encourage la confiance « Je ne lâche pas un sujet avant de le connaître vraiment. »

Au lieu de dire à notre adolescent « Tu parais toujours tellement élégant. Ta sœur, on dirait qu’elle s’habille dans l’obscurité. », ce qui peut encourager une croyance de supériorité « C’est moi que maman préfère. », décrivez ce que vous éprouvez : « J’aime comme la lavande du chemisier fait ressortir le mauve de la jupe. », ce qui motive la croyance « Je sais bien assortir les couleurs. »

 

Pour éviter les comparaisons défavorables, décrivez le problème.

Au lieu de dire « C’est dégoûtant. Même le bébé ne renverse pas tout sur lui. », ce qui peut stimuler la croyance d’infériorité « Elle me déteste. Elle aime le bébé. », vous pouvez dire « Un peu de lait coule sur ta chemise. », ce qui motive l’enfant à agir sans le sentiment de culpabilité.

Au lieu de dire « Comment se fait-il que ton frère arrive à rentrer à l’heure pour ses leçons de musique, mais toi, jamais ? » ce qui peut stimuler la croyance de rivalité « Je déteste ce garçon modèle. Attendez que je l’attrape ! », décrivez le problème: « Ça fait cinq minutes que ton professeur de guitare t’attend. », ce qui motive l’enfant à faire ses propres conclusions comme par exemple « Oh, oh ! J’aurais dû rentrer directement de l’école. »

Au lieu de dire à notre adolescent « Je t’interdis de me traiter de lente. Ta sœur ne me parle jamais de cette façon. », ce qui peut stimuler des pensées d’infériorité comme « Tout ce que je fais, c’est mal. Tout ce qu’elle fait, c’est bien. », vous pouvez dire « C’est pénible pour moi de rendre service quand on me critique. », ce qui stimule des prises de conscience comme par exemple « Je ferais mieux de surveiller mes paroles. »

 

 

Donner pareil, c’est donner moins

Chaque enfant est un individu à part avec ses propres besoins. Les parents ont tendance à vouloir faire où donner pareil à tous les membres de leur fratrie, surtout quand leur âge est proche. Quand la différence d’âge est plus élevée, les besoins sont tellement différents que les parents ont moins tendance à vouloir donner pareil.

Les auteurs vous encouragent :

  • Au lieu de vous tracasser pour donner la même quantité, concentrez-vous sur les besoins individuels de chaque enfant.

  • Au lieu de proclamer que vous les aimer tous de la même façon, montrer à vos enfants comment vous aimez chacun de façon unique.

  • Au lieu d’essayer de passer autant de temps avec l’un qu’avec l’autre, accorder à chacun le temps dont il a besoin.

 

 

Frères et sœurs dans leur rôle

 

S’il est comme ceci, alors je serai comme cela

Les enfants ont besoin de se sentir valorisé et apprécié par leurs parents, et ces besoins peuvent les amener à un comportement, à jouer un rôle, opposé à celui de son frère ou de sa sœur pour se faire démarquer. Les parents, les grands-parents, les amis et toutes les autres personnes dans l’entourage des enfants contribuent consciemment ou inconsciemment à l’enfoncement de ce comportement/rôle.

 

Libérer les enfants pour leur permettre de changer

Les auteurs nous encouragent à ne laisser personne enfermé un enfant dans un rôle. Au lieu de blâmer, critiquer ou accuser, inciter votre enfant au comportement désiré.

 

Fini, les enfants problème

Au lieu de vous centrer sur les faiblesses des enfants « problèmes », centrer-vous sur leurs forces.

 

Quand les enfants se dispute

 

Intervenir pour les aider

Quand un conflit éclate dans une fratrie, les parents peuvent faire des interventions qui n’aident pas à résoudre le conflit, comme par exemple :

« Arrêtez tous les deux, maintenant ! »

« Qui a commencé ? Dites-moi la vérité. Maintenant ! »

« Vous devriez avoir honte, vous battre pour des petits jouets. Vous n’arrêtez jamais de vous disputer ! »

« Ça ne m’intéresse pas d’écouter vos histoires. Je veux que ça cesse ! »

« Vous me donnez des ulcères ! »

« Pourquoi ne pas partager ? Ce serait plus amusant de jouer ensemble. »

« Je confisque ces jouets et vous deux, vous allez dans vos chambres ! »

 

Les auteurs nous invitent à intervenir selon la gravité des disputes :

Niveau I : Chamailleries normales

  1. Calmez-vous et penser à vos prochaines vacances

  2. Dites-vous que vos enfants font une expérience importante en matière de résolution de problèmes

Niveau II: La situation se dégrade. L’intervention d’un adulte pourrait être utile

  1. Reconnaissez leur colère

  2. Reflétez le point de vue de chacun des enfants

  3. Décrivez le problème avec respect

  4. Manifester votre confiance dans la capacité des enfants à trouver une solution qui leur convient mutuellement

  5. Quitter la pièce

 

Niveau III: Situation qui pourrait devenir dangereuse

  1. Renseignez-vous si c’est une vraie bagarre ou si les enfants font semblant pour jouer

  2. Rappelez-leur la règle, par exemple on peut jouer à se battre si tout le monde est d’accord. Si ça n’amuse plus l’un des deux, ça doit cesser.

  3. Si le jeu est trop rude selon vous, arrêtez le jeu et encouragez les enfants à trouver une autre activité.

 

Niveau IV: Situation définitivement dangereuse ! Intervention indispensable de la part d’un adulte

  1. Décrivez ce qui se passe

  2. Séparer les enfants

     

Commentaire de l’auteur de cet article : dans la situation vraiment dangereuse, je vous conseille d’intervenir immédiatement pour éviter le danger, particulièrement les dégâts physiques.

 

Intervenir sans prendre parti et Aider les enfants à résoudre un problème difficile

Voici le processus de résolution de problème qui vous permet d’intervenir sans prendre parti :

  1. Organiser une rencontre des parties concernées et expliquez le but de cette rencontre

  2. Expliquer les règles de base à chacun – chacun a le droit de s’exprimer et les autres l’écoutent sans l’interrompre.

  3. Écrire les sentiments et les préoccupations de chaque enfant, puis les lire aux enfants à haute voix pour vous assurer que vous les avez bien compris.

  4. Donner du temps à chacun pour réfuter.

  5. Inviter tout le monde à suggérer toutes les solutions possibles. Écrire toutes les idées sans les évaluer. Laisser les enfants commencer.

  6. Choisir la solution acceptable pour tous.

  7. Suivi – vérifier dans le temps que la solution donne le résultat souhaité. Sinon, recommencer le processus.

 

Faire la paix avec le passé

L’application de ces apprentissages et outils en tant que parent, peut déclencher des prises de conscience et réveiller certaines histoires vécues dans le passé avec nos propres frères et sœurs. Les auteurs nous incitent à aborder ces histoires avec le frère ou la sœur concernés dans la bienveillance. Cette discussion donne souvent des résultats très surprenant…

 

Pour conclure cet article je vous offre un extrait du livre :

« Imaginons, un monde où les frères et sœurs grandissent dans des foyers où blesser les autres n’est pas permis, où l’on enseigne aux enfants à exprimer sainement leur colère, de façon sûre. Un endroit où chaque enfant est valorisé en tant qu’individu, plutôt qu’en relation avec les autres. Un endroit où la coopération est la norme plutôt que la compétition ; où personne n’est emprisonné dans un rôle et où les enfants reçoivent l’aide nécessaire pour résoudre leurs différends; qu’ils vivent tout cela au quotidien.

Et admettons que ces enfants grandissent et deviennent les piliers du monde de demain ? Quel demain ce serait ! Les enfants, élevés dans de tels foyers, saurais comment s’attaquer aux problèmes de notre monde sans attaquer ce monde. Ils auraient les habilités et l’engagement nécessaire pour y arriver. Ils sauveraient notre famille universelle. »

Parler pour que les enfants apprennent

I. Que faire des sentiments qui nuisent à l’apprentissage ?

Quand un enfant exprime ses sentiments liés aux apprentissages, la personne qui est responsable pour l’enseignement peut réagir d’une façon non facilitante, particulièrement s’il s’agit de sentiments désagréables.

Voici quelques exemples de ces réactions non facilitantes :

  • Négation des sentiments

    « Te voilà, tu es triste pour un rien. Ce n’est pas si grave que ça si tu ne peux pas jouer avec eux. »
  • Réponse philosophique

    « C’est la vie. Elle n’est pas toujours juste. »
  • Conseil

    « Ne te décourage pas. Essayes avec d’autres enfants. »
  • Questions

    « Pourquoi crois-tu qu’ils ne veulent pas jouer avec toi ? Qu’est-ce que tu veux faire maintenant ? »
  • Défense de l’autre personne

    « Tu devrais comprendre ton ami. Ce n’est pas facile de choisir avec qui jouer. »
  • Pitié

    « Ma pauvre ! Je suis tellement désolé pour toi ! Tu voulais vraiment jouer avec eux. »
  • Psychanalyse d’amateur

    « Je crois qu’inconsciemment, tu ne voulais pas jouer avec eux parce que tu ne les apprécies pas. »

 

Voici ce que les auteurs du livre conseillent de faire à la place :

  • Au lieu de nier les sentiments de l’élève, nommez les sentiments.
  • Au lieu des critiques et des conseils, accueillez les sentiments à l’aide d’un mot.
  • Au lieu d’utiliser la logique et les explications, offrez par l’imaginaire ce que vous ne pouvez donner dans la réalité.
  • Au lieu d’ignorer les sentiments, accueillez le sentiment tout en mettant fin à un comportement inacceptable.

 

II. Sept habilités qui invitent les enfants à coopérer

Si vous voulez stimuler la coopération de l’enfant, voici les sept habilités à utiliser :

  1. Décrivez le problème, au lieu d’accuser, au lieu de vous montrer sarcastique, au lieu de donner des ordres.
  2. Donnez des renseignements, au lieu d’accuser, au lieu de blâmer, au lieu d’humilier.
  3. Offrez un choix, à la place d’un ordre, au lieu de prédire le pire, au lieu de menacer.
  4. Dites-le en un mot  ou faites un geste, au lieu de mettre en garde, au lieu de sermonner, au lieu d’accuser.
  5. Décrivez ce que vous ressentez sans parler du caractère de l’élève, à la place du sarcasme, au lieu d’humilier, à la place des reproches.
  6. Écrivez une note
  7. Utilisez l’humour ou prenez un ton enjoué, utilisez une autre voix ou un accent différent

 

III. Les pièges de la punition : alternative qui mène à l’autodiscipline

La punition peut paraître comme la seule solution pour corriger le mauvais comportement, cependant elle n’enseigne pas le comportement désirable et ne réduit pas le désir de mal se comporter.

Voici ce que vous pouvez faire au lieu de punir :

  • Indiquer une façon de se rendre utile
  • Exprimer fortement votre désaccord
  • Formuler vos attentes
  • Montrer une façon de s’amender
  • Offrir un choix
  • Passer à l’action – exercer les conséquences

 

IV. Résoudre les problèmes ensemble : six étapes pour susciter la créativité et l’engagement des enfants

Voici le protocole de la résolution de problèmes qui peut être utilisé individuellement ou en groupe :

  1. Accueillir les sentiments de l’enfant
  2. Résumer le point de vue de l’enfant
  3. Exprimer nos sentiments
  4. Inviter les enfants à faire un remue-méninge avec vous
  5. Écrire toutes les idées sans les évaluer
  6. Choisir ensemble quelles sont les idées que vous aimez, celle que vous n’aimez pas et la façon dont vous prévoyez de leur donner suite

 

V. Complimenter sans écraser, critiquer sans blesser

Les auteurs conseillent d’utiliser les compliments descriptifs à la maison et en classe. Au lieu d’évaluer, décrivez :

« Tu as écrit ton texte et ensuite tu as corrigé les fautes avant de rendre ton devoir. »

Pour remplacer la critique, les auteurs conseillent de se focaliser sur ce qu’il reste à faire au lieu de pointer ce qui ne va pas. Par exemple, au lieu de dire « Tu n’as pas encore fait les deux derniers exercices. Comme ça, tu ne finiras pas avant minuit. », décrivez ce qui a été fait et ce qu’il reste à faire : « Tu as déjà terminé plus que la moitié ! Tu as fait trois exercices et il ne t’en reste que deux. »

 

VI. Aider l’enfant à se libérer d’un rôle qui l’emprisonne

Très souvent, les enfants se trouvent dans des rôles qui leur sont attitrés soit par les parents, soit par les enseignants, soit par leurs copains et parfois même par eux-mêmes.

Voici ce que vous pouvez faire pour aider l’élève à se libérer d’un rôle :

  • Recherchez les occasions de lui présenter une nouvelle image de lui-même
  • Placez le dans des situations qui lui permettent de se voir différemment
  • Faites en sorte qu’il vous entend dire des choses positives à son sujet
  • Donnez vous-même l’exemple du comportement que vous souhaitez lui inculquer
  • Rappelez-lui ses accomplissements
  • Exprimez vos sentiments et/ou vos attentes

 

VII. Le partenariat parents–enseignants

Les rencontres entre les enseignants et les parents peuvent être une source de stress voir même de sentiment désagréable, surtout quand il y a besoin de communiquer des choses à améliorer.

Voici les sept conseils pour une rencontre idéale :

  1. Commencez par décrire quelque chose qui va bien, au lieu de commencer par ce qui ne va pas.
  2. Décrivez ce que l’enfant devrait faire, au lieu de mettre l’accent ce que l’enfant n’a pas fait.
  3. Communiquez l’information pertinente, au lieu de garder l’information pour vous.
  4. Décrivez ce qui a bien marché à la maison ou à l’école, au lieu de vous donner mutuellement des conseils.
  5. Établissez un plan d’amélioration ensemble, au lieu de perdre espoir en l’enfant.
  6. Finissez la rencontre sur une phrase positive qu’on peut répéter à l’enfant au lieu de conclure sur une note négative.
  7. Donnez suite au plan au lieu de mettre le plan de côté après la rencontre.

 

VIII. Le capteur de rêve

Dans ce chapitre à la fin du livre les auteurs partagent l’histoire d’un enfant que l’on pouvait qualifier de « bourreau » au début de l’année scolaire et qui en appliquant les habilités et les outils décrits dans ce livre est devenu un des élève les plus sollicité par les enseignants pour montrer l’exemple à ces élèves « difficiles ». Ce qui est le plus marquant dans l’histoire est le fait que quand cet enfant de 11 ans était devant une décision difficile, il choisissait « la route la plus droite et la plus difficile » probablement aussi parce qu’il s’appropriait les valeurs humaines que les enseignements dans ce livre impliquent.

Martin

2 réflexions sur “Le livre qui a changé ma vie”

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